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Discussion avec Judith Gagnon et Karine Vienneau, le dimanche 20 octobre à la librairie Féministe l'Eugélionne, 14H.
Venez rencontrer Myriam Plante et Karine Vienneau le 12 octobre de 10h00 à 17h00 au SLQ de Victoriaville.





10 sept. 2019

Pas de nombres pour moi!





Je suis toujours un peu impressionnée, mais surtout, un peu perplexe, quand je vois des auteurs annoncer des choses de ce genre sur Facebook :


«Oh zut! Aujourd’hui je n’ai écrit que 1051 mots sur mon objectif de 2000 mots par jour!»

«Bonne nouvelle, il me reste 25 010 mots à écrire pour avoir fini mon roman!»

«Yeah!! Jusqu’à maintenant j’ai écrit 334 pages sur les 850 pages de mon roman! Ça avance vite!»


Bon, premièrement, comme j’écris sur du papier, c’est évident que je ne sais pas combien de mots j’écris chaque fois que je m’installe à mon bureau. Je ne vais certainement pas les compter à la main! (Ça serait interminable, et ça me rappellerait l’école, quand il fallait compter nos mots à la fin d’une composition écrite...)

Je peux quand même comprendre qu’un auteur puisse vouloir se donner un objectif de mots à atteindre chaque jour. Je sais que ce n’est pas pour moi, parce que ça ne ferait que me décourager et m’inciter à toujours revoir mon objectif à la baisse... Mais si ça fonctionne bien pour d’autres, tant mieux!

Mais pour ce qui est de savoir, bien avant de l’avoir fini, combien de pages ou combien de mots un roman va avoir...? Voyons, comment on fait pour savoir ça? Je trouve ça vraiment trop bizarre!

Au pire, se dire «Oh, j’aimerais ça écrire un roman de 300 pages, cette fois!»... Ok, c’est un objectif à atteindre. Mais on ne peut pas savoir précisément combien de pages on va avoir au final, n’est-ce pas? Et puis, si on se donne un objectif fixe de 300 pages, mais que notre histoire est terminée après 242 pages... qu’est-ce qu’on fait? On ajoute des passages inutiles pour remplir le reste? On écrit à double interligne?

Tout ça pour dire que je trouve ça bien mystérieux, les objectifs numériques que se donnent certains auteurs... Moi, je préfère considérer que j’ai une histoire à raconter, pas une équation mathématique à résoudre! Ça prendra le nombre de mots et le nombre de pages que ça prendra...

Et vous, est-ce que vous avez des objectifs de mots ou de pages? Si oui, est-ce qu’ils vous aident à progresser?

7 sept. 2019

Écrire, c'est comme aller au Gym!

Je vois régulièrement passer des publications de nouveaux auteurs en devenir un peu partout sur les médias sociaux où ces derniers sont découragés de constater que leur projet n'avance pas ou n'aboutit pas. Je les sens tristes et démoralisés. En tant qu'auteur, on se compare aisément avec ce que font les autres et ça peut parfois jouer sur l'humeur.

Ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans l'aventure c'est : écrire, ce n'est pas facile!

Si vous commencez un projet, gardez en tête que cela vous demandera un effort. Ce n'est pas parce qu'on est capable de rédiger un paragraphe, ici et là, qu'on réussira à faire un roman! Il faut travailler chaque jour pour avancer! 

C'est comme aller au gym! Lorsqu'on va s'entrainer, il faut avoir sa routine, s'y rendre chaque jour, se motiver pour avoir des résultats, faire des sacrifices.



Écrire un livre demande la même énergie qu'aller au gym! Il faut établir une routine, des objectifs et écrire un peu chaque jour. Gardez en tête qu'une phrase par jour au minimum est un but réaliste et permet d'avancer un projet. Lentement certes, mais sûrement!

Il faut cesser de voir le projet terminé avant de l'avoir débuté. On ne court pas un marathon avant de s'être entrainé convenablement. Rien ne sert de se mettre une pression sur les épaules! Il faut prendre plaisir à écrire! Et n'oubliez pas que le premier jet n'a pas besoin d'être parfait! Vous y reviendrez plus tard à la relecture...

En conclusion, faites comme si vous alliez au gym : installez vous une routine quotidienne réaliste et tenez-la le plus possible. Cela demandera sans doute quelques sacrifices, mais vous verrez les résultats venir, un peu chaque jour!




2 sept. 2019

La belle et la bête ( version ) de l’écrivaine en moi



J’ai le cerveau grillé.

Voilà que j’entame mes 10 254 mots en deux jours. Je me suis dit ça suffit ! Il faut finir ce conte ! Quand j’avais avancé, il y a un mois de cela, que je visais comme objectif les 40 000 mots pour ce projet, savais-je dans quoi je m’embarquais ? Aurais-je pu prévoir que je serai une épave sur le sofa pendant une semaine sans écrire la moindre ligne ?

Encore une fois, ce blogue n’est pas seulement pour qu’on mette les lunettes roses, mais pour admettre les vérités derrière l’écriture.  Je vends donc le punch, je n’ai pas de vie sociale !
Mais Karine, cet art est donc qu’une suite de péripétie de souffrances ? Bien sûr que non, voyons ! C’est le plus beau voyage dans les meilleurs endroits du monde : votre âme et conscience. 

Mais êtes-vous prêts (es) pour ça ?

Dans chaque histoire, je mets un peu de moi. Un peu de mon âme et de mes idées. J’essaye de faire passer un message, même s’il ne passe pas (chez le lecteur), je me suis libérée. Pour chaque personnage, j’y inscris de la douleur et une humanité puissante. C’est encore là, un peu de moi dans chaque idée.

J’ai déjà entendu dire que dans l’écriture on y mettait notre cul, notre tête et notre cœur. Je le pense aussi. Il ne faut pas s’y perdre toutefois. Aller dans nos abimes les plus sombres, il faut y être préparé. Il faut accepter d’arrêter de creuser quand ça fait trop mal. Et si vous êtes de ces écrivains qui sont entourés par la lumière (comme Julia Cameron par exemple), continuer sur cette voie et ne changez pas votre procédé. L’écriture comme thérapie peut fonctionner, mais j’invite chacun de vous à être accompagné par des spécialistes si nécessaire.

Le beau dans l’écriture vient quand nous avons ce sentiment de réussir, que les mots coulent à flots, que nos idées progressent et nous nous sentons légers dans notre création. Nous avons presque l’impression de notre invincibilité. Y goûtez-vous quelque fois ?

La bête, l’horrible côté, c’est de refuser d’être aidé et faire de la plongée en apnée sans préparation. C’est de sacrifier sa vie, sa famille et ses amis pour se laisser engloutir par l’art sans jamais en ressortir. Sans oser en parler par peur. Ne pas se compromettre, par peur.

Poursuivre avec acharnement et entêtement sur un chemin qui ne fonctionne pas quand une petite pause est nécessaire.  Pour respirer. Reprendre des forces. Jaser au détour avec un inconnu. Profiter du beau temps. Prendre une marche… Inspirer et expirer tout simplement.  

Depuis le début de ce projet et comme tant d’autres aussi avant, je me mesure à moi-même. La culpabilité n’est jamais bien loin. Je la guette toujours du coin de l’œil, attendant qu’elle frappe à ma porte… La petite maudite ! Je veux simplement vous dire de vous accrocher au beau et au bon qui fait que l’écriture est pour vous une chose importante. Non, la gloire et l’amour ne sont pas une bonne issue. Croyez-moi ! Trouver en vous, le vrai moteur de votre motivation.

Comment ?

En pensant à la fierté d’extérioriser vos sentiments ! Penser à cette chose que vous êtes en train de créer ! Penser à cette expertise que vous développez ! À ces heures, en votre seule présence, illuminées et enjouées par votre esprit !

Toutefois, je vous rappels que comme le conte de la belle et la bête, refuser de confronter ces deux parts de vous-même ( le beau et le laid ou la joie et la peur), vous vous privez d’une troisième opportunité ; Prendre la force de chaque côté de la médaille et vous rendre prêt (e) à toute épreuve ! Car c'est de faire un tout et non de vous diviser qui vous aidera dans l'écriture.






25 août 2019

"Tout a déjà été écrit.."

... il suffit de l'écrire différement!

Lorsque j'ai lu cette citation de Bob Mayer dans son livre, Comment écrire un roman et le faire publier, j'ai tout de suite compris que cela ne serait pas facile de créer quelque chose d'unique.

Avant même d'avoir publié mon premier roman, j'ai lu d'un autre oeil les histoires de ce qui deviendra mes collègues auteurs (es) après la lecture de cette phrase. Tout devint clair! Écrire un récit sans tomber dans la comparaison sera tout un défi.

Combien de romans avez-vous lus et qui vous ont fait penser à un film que vous aviez visionné? Combien de films avez-vous eu l'impression d'avoir vus dans un livre?

J'ai moi-même été très fortement inspirée d'une série télévisée lorsque j'ai écrit Au-delà du devoir. En effet, la série The 100 fut la source principale de mes idées pour mon premier récit. Un monde post-apocalyptique, deux personnages féminins importants et opposés, de l'action, tout ce que la série The 100 m'inspirait.

Comment alors crée-t-on une histoire qui s'inspire de la série sans en être semblable?

1- Modifier le monde.

Ça peut paraitre banal comme détail, mais si vous mettez votre histoire à la même époque ou bien avec le même décor que la série, le film ou le roman qui vous inspire, vous donnez des munitions à la comparaison. Modifiez donc le monde dans lequel vous créez votre histoire. 

Par exemple, la série The 100 se passe dans un futur post-apocalyptique par une catastrophe nucléaire. Dans mon roman, je place mes personnages dans un monde catastrophé par les changements climatiques. Différent, mais semblable. Les personnages des deux créations sont mis dans un univers en ruine, mais chacun des mondes a une raison différente d'être ce qu'ils sont.

2- Modifier vos personnages

S'inspirer d'une série, c'est aussi s'inspirer des personnages. Tout comme votre monde, il faut savoir décrire vos protagonistes différemment que la série ou le film donc vous vous inspirez.

Récemment, à ma grande surprise, une lectrice a reconnu certaines concordances entre mes personnages et ceux de la série The 100. Ça peut donc arriver à tout le monde, surtout quand on écrit un premier roman.

3- Rajoutez des détails

Soyez inventif. Rajoutez des situations loufoques, des événements différents de votre inspiration de base, faites entrer des personnages qu'on n’attendait pas! Laissez votre imagination valser!


Maintenant que vous savez que vous ne réinventerez pas la roue, respirez et écrivez! 


22 août 2019

Comment apprendre à connaître ses personnages



On ne peut pas écrire d’histoire sans personnages. (Ou, en tout cas, je me demande de quoi ça aurait l’air, une histoire dans laquelle il n’y a aucun personnage...) Je pense qu’on ne peut pas, non plus, écrire d’histoire si on ne connaît pas bien nos personnages.

Un auteur qui écrit un récit historique ou biographique devra faire des recherches pour apprendre à connaître les personnages qu’il veut présenter dans son histoire. Pour un auteur qui écrit de la fiction, c’est un peu différent.

Bien sûr, c’est possible de s’inspirer de personnes qui ont réellement existé, ou de personnes qu’on connaît... C’est possible aussi de s’inspirer de soi-même pour créer un personnage de roman, ou plutôt, de s’inspirer de certaines parties de soi-même, ou de certaines idées qui nous passent par la tête, pour les développer et en faire des personnes qui, au final, ne nous ressemblent pas nécessairement.

Il doit exister plusieurs manières de développer des personnages et d’apprendre à les connaître avant de raconter leur histoire. J’ai eu envie de vous expliquer ce qui se passe dans ma tête à moi, car oui, la grande majorité de mes personnages naissent dans ma tête, et y restent jusqu'à ce que ça soit le temps d'écrire leur histoire. Je n’ai pas l’habitude de faire une fiche qui détaille la personnalité de chaque personnage, car j’ai l’impression de suffisamment bien les connaître...

Quand il me vient une idée d’histoire, et avant que je commence à la prendre en note, il y a des personnages qui commencent à exister dans ma tête. Je ne les vois pas nécessairement de manière très claire, mais je les vois, dans leur ensemble, et je les place dans différentes situations, un peu comme si je regardais un film.

Souvent, ce n’est pas exactement moi qui décide des situations dans lesquelles je place mes personnages, ou de quelle manière ils vont réagir. Bon, c’est moi qui décide, oui, sûrement... mais pas de manière consciente. Il suffit d’une brève idée de départ, et il y a comme une scène de film qui se déroule dans ma tête. Ça peut arriver pendant que je marche, pendant que je fais la vaisselle, pendant que je prends mon bain, ou pendant que j’essaie de travailler, ou que je suis assise à mon bureau et que j’essaie de me concentrer sur l’écriture d’une autre histoire, ce qui n’est pas très pratique. (Être auteure, c’est une job à temps plein, selon moi. Je ne peux pas simplement arrêter de penser à mes personnages et à mes histoires!)

Le fait d’imaginer mes personnages en train de réagir à différentes situations, et de faire cet exercice régulièrement, ça me permet d’apprendre à les connaître... Ça m’aide à découvrir leurs valeurs, leurs goûts, leurs défauts, leurs qualités. Bien sûr, mes personnages préférés deviennent mieux développés que ceux que j’aime moins, parce que c’est plus agréable de penser à eux... c’est pour ça que parfois, un personnage qui devait n’être qu’un personnage secondaire réussit à monter au rang de personnage principal!

Quand les scènes que je vois dans ma tête sont intéressantes, je les prends en note pour m’en servir plus tard. Sinon, je les laisse aller, en me disant qu’elles ont quand même rempli leur rôle.

Dans le cas de ma Mini Collection, j’ai décidé de permettre à mes lecteurs et futurs lecteurs de faire connaissance avec certains de mes personnages préférés bien avant que leur histoire soit prête à être publiée...

Et vous? Comment est-ce que vous apprenez à connaître vos personnages?

17 août 2019

Écrire un bon résumé

Choisir un roman est parfois une tâche plus compliquée que l'on croit. Comment être sûr que l'histoire qu'on s'apprête à lire sera bonne. Les deux critères souvent observés lors du choix de notre prochaine lecture sont assez classiques.

1- La couverture

2- Le résumé

  
Bien entendu, l'image sur la page couverture est souvent le premier critère guidant le lecteur dans son choix de roman. Chaque goût est dans la nature. Par exemple, je ne serais pas porté à choisir un roman sans image et ayant seulement le titre sur la couverture. Mais elle n'est pas le seul critère de sélection lorsqu'on choisit un roman. Le résumé en est un autre important aidant à la décision. Et c'est de cela que j'aimerais discuter avec vous aujourd'hui. Parce que plusieurs fois, je lis des résumés de roman qui me font mal aux yeux, j'avais envie de vous parler de ce que je crois être des critères importants pour faire de bons résumés!

  
1- Faites ça court!
Main, Doigt, Pouce, Index Finger, Distance

  
Selon le dictionnaire, un résumé c'est quelque chose d'abrégé, de sommaire. Combien de fois ai-je lu des résumés qui n'en finissaient plus en longueur? Parfois, la couverture attire mon regard et lorsque j'arrive à la description de l'histoire, je me décourage et passe au prochain roman.

Le but d'un résumé est d'attirer l'attention, de donner envie de lire. Lorsque le lecteur doit parfois se reprendre du début pour s'assurer de comprendre le résumé, c'est peut-être qu'il est trop long. Inutile aussi de faire des phrases interminables, cela ne fait qu'alourdir la lecture. 

Faites ça court. Un paragraphe ou deux. Soyez concis! Ce n'est pas un exercice facile, j'en conviens! Mais plus c'est court, plus c'est enivrant et facile à lire.



2- Ne pas "dévulgâcher" (spoiler)
Fille, Mystère, Le Silence, Une Femme Mystérieuse


Un résumé doit être vague tout en étant précis. Ce que je veux dire c'est qu'on doit arriver à bien doser ce que le lecteur doit savoir et ce qu'il doit découvrir dans les pages.

Parfois, je lis des résumés où les auteurs ont tellement voulu expliquer leur histoire qu'ils en viennent à en dire trop! Lorsque le lecteur est capable de prévoir l'histoire seulement en lisant le résumé, c'est peut-être que vous en dites trop.

Soyez donc vaguement précis! Donnez des pistes sans toutefois en dévoiler trop. En vous fiant à mon premier point, cela vous aidera à choisir ce que vous direz dans la description de votre histoire. En faisant court, vous en direz moins!


3- Mettez du suspense
Extatique, Surprise, Ordinateur, Excitation, Occasion

Pas nécessaire d'avoir écrit un thriller ou un roman policier pour faire un résumé plein de suspense. Même une simple romance prévisible devrait avoir un résumé haletant.

Pour insérer du suspense, utilisez les questions. Pourquoi un tel apparait à mon personnage? En quel honneur X revient-elle dans la vie de Y? Est-ce que X arrivera à voir plus loin que la situation actuelle?

Des questions dans le résumé amènent le lecteur à s'interroger et à se demander ce qui arrivera à vos protagonistes. Il nourrit l'intrigue.


4- Intégrer quelque chose qui vous est unique
Grossissant, Verre, Détective, À La Recherche, Lentille


Voilà un point qui m'est personnel, mais que je trouve intéressant à utiliser. Essayer d'intégrer quelque chose d'unique pour vous dans vos résumés. Un nom, une phrase, une formulation. Vos lecteurs sauront reconnaître votre particularité en lisant vos résumés. Cela pourrait les amener à prévoir et anticiper cette unicité. 


Par exemple, dans mon cas, je termine chacun de mes résumés avec mon fameux  "Et si". Je conclus donc chacun de mes résumés avec un élément amenant les lecteurs à se poser une question ajoutant ainsi une certaine intrigue.




En conclusion, un résumé devrait être court et percutant. Évitez les longueurs inutiles et amenez le lecteur à se poser des questions sur votre histoire. 


Bon résumé! :-)

16 août 2019

Conversation à trois inconnues # 1 : Les projets





Judith: 

Salut les filles! Comment ça va la vie d’auteures inconnues?

Myriam:

Saluuut! Ça va pour moi, toujours aussi auteure, et aussi inconnue!

Karine: 

Sup’ les girls ! Le renouvellement de mes anti-dépresseurs a été fait. Donc, ça va…


*** Regards louches des collaboratrices de Karine ***

Judith : 

Comment se passe vos projets?


Karine: 

Je dois avouer que j’ai dit « oui » à beaucoup de projets, au même moment. J’ai l’impression de jouer à saute-mouton et de courir après mon temps. Les projets qui me tiennent à coeur, ne sont pas nécessairement eux où je mets actuellement le plus d’énergie et ça m’embête. Que faites-vous pour vous organiser ? Comment ne pas se décourager quand la pile de manuscrits est là et vous observe avec attention ? Je continue de me dire que ce n’est pas une course, malgré tout, je demeure ce chien idiot qui court après sa propre queue. 

Myriam: 

Depuis le début de l’année, je travaille sur deux projets en même temps… Il y a des périodes où ça va super bien, mais d’autres où j’ai l’impression de ne pas avoir le temps, ou pire encore, que ça ne me tente pas! Dans ces temps-là, j’essaie de prendre ça relax… Depuis quelques jours, j’ai mis un projet sur pause pour me concentrer sur le deuxième. Mais je n’ai pas de “deadline”, alors je peux me permettre de prendre mon temps! Est-ce que tu es obligée de finir certains de tes projets pour une date fixée?

Karine:

Pour le défi lancer par ma maison d’édition, le but est d’arriver dans les temps. Cependant, pour mes autres manuscrits, je m’indique des délais, mais ne les respecte pas toujours ( la vie étant ce qu’elle est avec ses imprévues). Je pense que se donner un objectif dans le temps, permet de ne pas dériver ou arriver au bout d’une longue période sans rien faire. Pas juste dans l’écriture, je suis ainsi dans mes projets de vie en général.  

Sinon mes projets en cours sont deux FF ( le défi de revisiter un conte des frères Grimm et une histoire au verglas au Québec en 1998), j’ai aussi un roman de science-fiction a terminé qui me tient à coeur, une nouvelle écrite pour ma collection conte et légende qui me reste à corriger et peaufiner, puis  mon roman de vampires a corrigé ( un beau 700 pages de plaisir !). Sans oublier, deux projets en co-écriture sur ma liste de chose à faire ! Mon blogue est un peu délaissé aussi, puisque les trois inconnues sont nées ! 

Et toi Judith, quels sont tes travaux en cours ?  


Myriam:

Wow! Je veux juste mentionner que ça m’impressionne… et si j’avais autant de projets en même temps, je me sentirais un peu découragée aussi! Ce n’est déjà pas toujours simple de m’organiser avec ceux que j’ai.

Judith :

À ce que je vois Karine, je t’ai donné la piqûre du FF :-). Sinon, de mon côté, je suis incapable de travailler plusieurs projets à la fois. Je n’aime pas avoir l’impression de m’étaler un peu trop partout. J’ai donc pris la décision de mettre de côté mon projet de voyage dans le temps pendant que je revisite un conte pour le défi lancé par Homoromance éditions (la même maison d’édition que Karine). 

Ça avance bien même si je ne crois pas réussir à viser un roman. C’est ce que je trouve le plus difficile de revisiter un conte. Tout en suivant la trame, difficile de faire plus que ce qu’on connaît. Mais je m’amuse et cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit aussi rapidement.

Outre la première date butoir donnée par la maison d’édition, je n’ai pas d’objectif quant au moment de terminer mes autres projets. Évidemment, j’ai surtout hâte d’en terminer un nouveau! :-)

Karine: 

On parle de défis quotidiens, d’un projet voire même de multiples projets, mais si vous aviez à parler à des personnes qui souhaitent se lancer pour la première fois dans un projet d’écriture, quels conseils leur donneriez-vous ? Votre top 3 des règles d’or à respecter pour la ligne de départ ?

Judith: 

Pour un premier projet, je dirais ceci :
            1- Un bon plan : c’est facile de se perdre quand on n’a jamais écrit et un plan permet d’éliminer le plus possible les blancs dans la création.
            2- Écrivez pour vous: Rien ne sert de chercher à écrire pour les autres, nous n’aurez pas de plaisir. Bien sûr, si vous répondez à un appel à texte vous pouvez suivre les règles, mais en général, pensez à vous!
            3- Ayez du plaisir: En écrivant pour vous, vous avez le plus de chance de garder votre plaisir d’écrire. Oubliez les potentiels lecteurs, laissez vous embarquer dans votre monde imaginaire. Have Fun! :-)

Myriam: 

Je suis d’accord avec Judith pour dire que c’est pratique d’avoir un plan! Pour mon premier roman, j’avais quelques idées, mais pas de plan précis… Maintenant, je travaille avec des plans et je trouve que c’est beaucoup plus facile, et ça avance plus vite de manière générale.

Sinon, un autre truc qui m’a beaucoup aidé, c’est de prendre l’habitude d’écrire au moins un peu chaque jour, autant que possible. Ça peut devenir facile d’avoir l’impression que ça ne nous tente pas d’écrire, ou qu’on n’a pas le temps, ou qu’on a des choses “plus importantes” à faire… Mais le fait de s’asseoir à son bureau au moins quelques minutes chaque jour, même quand on pense que ça ne nous tente pas, je trouve que ça aide à progresser!

À part ça… Oui, amusez-vous! Si l’écriture devient une corvée et qu’il n’y a pas de plaisir du tout, eh bien… ça ne sert à rien de se donner ce trouble-là, selon moi! Toi Karine, ça serait quoi tes 3 règles?

Karine:

De ne pas avoir peur de déplaire, d’oser essayer autrement et de jouer


8 août 2019

La jungle des médias sociaux : comment réussir à se démarquer?

Mon constat après deux ans à chercher ?  Il n'y a pas vraiment de moyen magique!

Ce qu'il faut tout d'abord comprendre c'est que des auteurs, y'en a des milliers sur les médias sociaux. Facebook, Twitter, Instagram, nommez-les, ils sont saturés d'auteurs cherchant eux aussi à se faire connaitre gratuitement

Gratuitement! Voilà le mot à retenir selon moi. Se démarquer sans frais dans une marre de gens qui tentent d'en faire autant, ce n'est pas évident. Je dirais même que c'est pratiquement impossible. Au départ de mon aventure dans l'écriture, j'étais naïve et je croyais être en mesure d'être différente.

J'ai déchanté rapidement. Notre but premier est d'écrire. Par contre, certaines fois, j'ai l'impression d'être une entreprise qui cherche des clients. Chaque auteur veut vendre des livres et le bassin de lecteurs potentiels n'est pas aussi élevé que cela. L'offre est immense comparée à la demande, il ne faut pas se leurrer. 

Alors, quels sont donc les trucs pour maximiser notre impact dans les médias sociaux sans devoir débourser de l'argent en publicité? 



1 - Être présent!


Voilà bien la base! Pour être vu, il faut faire acte de présence. Que ce soit en alimentant votre page ou en commentant avec votre profil sous les sujets liés aux livres, l'important c'est de montrer qu'on n’est pas invisible. Il ne s'agit pas d'être là toutes les cinq minutes ou d'activer les notifications sur les applications (vous pouvez si ça vous tente cela dit). Il y aura toujours quelqu'un de plus présent, qui discute plus et qui attire plus les lecteurs. Être présent ne devrait pas signifier passer votre vie sur les médias sociaux. Après tout, votre but est d'avant tout écrire! :-)



2- Varier ses options


Attention : Facebook n'est pas le seul média social sur la toile! Vous avez encaissé le coup de cette révélation? Bien que l'un des plus populaires, il y a d'autres options tout aussi valables. Prenons seulement par exemple Twitter ou Instagram (et il y en a plusieurs autres). Voilà deux médias sous exploités par plusieurs. Par exemple, avec sa possibilité de 280 caractères par publication, Twitter est pratique pour des discussions rapides.  La force d'Instagram et de Twitter réside aussi dans les hashtags

***Hashtags est un mot-dièse ou un mot-clic est un mot-clé cliquable. Il est composé d'un signe typographique, le croisillon (« # », appelé hash en anglais), auquel est accolé un ou plusieurs mots (tag ou étiquette).***



3- Utiliser les Hashtags


Peu d'auteurs utilisent le petit # dans leurs publications Facebook. Pour les habitués de Twitter et Instagram, cela va de soi. Pourquoi pas sur Facebook aussi? Tout comme les deux autres médias sociaux, il faut savoir trouver LE bon hashtag ou en avoir un unique à soi. Parfois, certains deviennent viraux, peut-être ça sera le vôtre? 

Voici une petite liste non scientifique de hashtags qui pourraient vous être utile en tant qu'auteur sur Twitter pour vous donner une idée des possibilités (tenter le coup Facebook et Instagram aussi!!)

#Mercredipromo
#Mardiconseil
#Vendredilecture

Pourquoi ne pas rajouter le classique #Jeudiconfession et surprendre votre lectorat avec quelque chose de spécial? (on a tous un plaisir coupable quelque part.... :P )




4- Éviter d'alourdir trop souvent vos publications


J'ai compris rapidement que des publications courtes et faciles à lire valaient beaucoup plus que des longs textes à n'en plus finir. Avec toutes les pages et publications sur les romans qui pullulent sur les médias sociaux, les plus rapides et les plus simples auront un meilleur impact sur vos lecteurs! Bien sûr, vous pouvez tout de même partager avec eux vos états d'âme sur votre écriture ou sur une actualité qui vous touche directement avec deux-trois paragraphes, mais cela ne doit pas être une constance. Personnellement, j'ai tendance à sauter par-dessus les publications qui ont une longueur interminable. 





En conclusion, se démarquer sur les médias sociaux n'a pas de recette miracle. À moins d'être la prochaine J.K. Rowling, il faut savoir être patient et rester positif. 

N'oubliez pas d'être présent, de varier vos options de médias sociaux et d'être concis dans vos messages.

Oh... Et utilisez les hashtags!! :-)